Il est des leçons que l'on est heureux de recevoir par moments.
Celle que je vais vous raconter est l'une d'entre-elles.
Nos choix qu'ils soient funestes ou non, ne survivent qu'avec détermination.
On se donnait rendez-vous, un peu plus tard dans nos vies. Nous voilà maintenant réunis. Tu m'avais dit, et même promis, qu'un jour tu viendrais me chercher. Non. Je n'ai rien oublié. Rien oublié de ce temps où déjà j'avais ce pré-sentiment. Une époque mêlant joie et douleur. Ne comptant même plus les heures, je piétinais ma vie comme un bambin capricieux. Mon âme divaguait, rebondissant sur les parois âpres de mon corps, ratatinée comme une vieille chaussette. Si à un seul moment j'avais cesser de garder le moindre espoir. Si à un seul moment tu avais cesser de croire en nous. J'aurais craqué comme une allumette, ne laissant de moi plus que des cendres. Mais comme l'unique lueur dans la nuit, cet espoir me guidait à travers ce chaos. Je rêvais à corps perdu, de me retrouver dans tes bras, encore une fois. Tu m'y aura laissé dans ce monde onirique. Un long moment. Te permettant sûrement de te remettre en question, de réfléchir. D'ouvrir les yeux quelques mois plus tard ... De longs jours interminables à mes yeux, mais jamais trop pour un chat comme toi. Rassure toi C½ur, je n'en garde aucune ranc½ur. Et si tu avais cesser d'alimenter cette petite lumière en moi, ce qui m'est fatalement arrivé de vouloir mais ce qu'au fond je n'avais jamais réellement désiré, qu'adviendrait-il de nous aujourd'hui ? Je ne me le demande même plus parce que sans toi ma vie serait lugubre, végétant avec passion, pendue a une corde. Le Père Lachaise n'a qu'a bien se tenir maintenant car il peut toujours m'attendre. Tant que tu seras là, je ne suis pas prêt de m'y rendre.
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